7ème Lettre de notre vieux Frère Semper -Fi

Publié le par César du bar de la marine

Mes Bien Aimés Frères,

 

Je ne voudrais pas ajouter à « la cacophonie fraternelle » ambiante, mais dans tous les cas je suis ravi de voir que les règles de base, propres à la pratique de l’art royal, sont respectées, y compris sur les blogs du Myosotis. Chacun peut s’y exprimer librement sans craindre rétorsion.

 

Je vois que les jeunes ont manifestement sorti un document, et que cela a suscité bien des réactions. Et c’est tant mieux…  Je vais être franc avec vous, je ne l’ai pas encore lu, je ne l’ai pas signé, je n’ai d’ailleurs rien signé d’autre que mes propres courriers, mais je trouve bien d’avoir essayé de faire quelque chose. Ce n’est qu’un début ! Le chantier est de taille, même si pour la réorganisation administrative, ce ne doit pas être bien difficile de mettre de l’ordre dans la « boutique ».

De mon ancienne expérience professionnelle et associative, j’ai remarqué qu’il faudrait deux ou trois procédures bien pensées pour éviter les dérives financières, une stratégie de reprise du parc immobilier dans les actifs de la GLNF à trois ans. On abandonne la Fondation et Hôpital assistance. On réintègre les fonds dans l’OAF, pour redonner à cette dernière le rôle qu’elle n’aurait jamais du abandonner (être au service des Frères avant toute chose). D’ailleurs, je vais certainement en courroucer quelques uns, mais ce n’est pas une province de loges « d’excellence » qu’il aurait fallu constituer avec des Loges basées sur la discrimination comme ce fut le cas lors de leur création, mais bien une province de l’OAF. Cette Province fonctionnerait avec les fonds de chaque Province, au prorata du nombre de Frères qui y seraient inscrits. Son siège administratif pourrait fort bien être situé là où nous construirions une structure d’accueil pour les plus démunis d’entre les nôtres. Enfin !

 

Quant aux statuts et règlements de l’association, nul n’est besoin de vouloir réinventer l’eau chaude.

 

Pourquoi ne pas tout simplement calquer le mandat du grand-Maître sur celui des Vénérables Maîtres ; à savoir une durée maximale de trois ans, un an renouvelable deux fois. N’oublions pas que le Grand Maître, comme tout à chacun, est au service des Frères, et non l’inverse. Ce ne sont que quelques idées lancées parmi d’autres, mais souvenons-nous qu’un chantier trouve toujours son efficacité  dans la simplicité. Une phrase le résume bien, puisque la conception de l’esprit passe bien par le trait pour trouver sa réalisation dans la matière. Alors prenez le temps de regarder ce que nos illustres prédécesseurs ont construit tout au long de ces siècles… N’est-ce pas là le plus bel héritage auquel nous puissions nous référer et être fiers ? Ne vous y trompez pas mes Bien Aimés Frères, je ne détiens pas la vérité. Mais le chantier est ouvert. Ce ne sont que des ébauches, des épures comme l’on dit chez nous. C’est là la plus important.

 

Et puisqu’il faut bien aussi aborder les sujets qui peuvent en soucier certains, revenons sur la question des décors. Les Officiers actifs, nationaux comme provinciaux auront leur tablier, pendant toute la durée de leur mandat qui ne pourra lui aussi excéder trois ans. Puis ils le transmettront à leur successeur pour reprendre leur tablier de passés Maîtres, tout simplement. Sinon, pourquoi ne pas supprimer aussi le poste de couvreur, y compris dans les Loges bleu ?

Mes Bien Aimés Frères, ne pensez vous pas qu’avec 40 et quelque mille Frères nous ne trouvions pas le nombre de Frères nécessaire chaque année pour faire vivre notre obédience, et en assurer le suivi et la gestion.

Ah si, j’allais oublier l’essentiel ! Pour tout processus électoral, comme pour toute décision civile, Un Frère égale une Voix. Et même si nous mettons en place le principe des délégués de Loges pour notre Réunion annuelle, à laquelle il faudra conserver l’esprit de la fête de l’Obédience, les délégués exprimeront les votes intervenus dans leurs loges respectives, avec autant de voix qu’il y a de Frères F. : dans chaque Loge. Vous voyez que les choses peuvent se concevoir simplement.

 

Par contre, ce qui me gêne, c’est que personne, du côté de notre Président, n’ait cru bon de répondre à toutes les questions métalliques que j’ai posées jusque là. A moins, peut-être, que les mauvaises querelles et les procès d’intention engagés jusque là par Monsieur STIFANI ne relèvent que d’une stratégie élaborée pour détourner l’attention tout simplement… Qui sait ?

 

Je dois vous avouer que je me suis posé la question de savoir s’il ne valait pas mieux directement s’adresser au Procureur de la République, Monsieur de MONGOLFIER, dont nombre de nos Frères avocats louent la probité. Je suis sur qu’à sa façon, il aiderait lui aussi à la recherche et à la manifestation de la vérité. Ne pensez-vous pas que mes questions méritent réponse mes Frères ?

J’aimerais bien que vous me donniez votre avis mes Bien Aimés Frères avocats sur tout ceci. Je ne suis pas juriste, mais tout ceci m’interpelle.

Quelle serait la meilleure solution pour obtenir enfin des réponses ?

Pourquoi ne répondent-ils pas s’ils n’ont rien à se reprocher ?

 

Enfin, parce que l’humour doit toujours nous préserver des sujets les plus graves ; vous savez que la principale caractéristique des gens de mon âge est qu’ils dorment peu, ont beaucoup de temps pour lire, réfléchir et analyser. Aussi je suis surpris de voir que sur les dernières brèves, notre Président STIFANI ait ainsi promulgué une ordonnance N° 1326 reprenant l’intégralité de la composition du Conseil des Sages. Comme s’il voulait quelque part les enfermer dans une promiscuité de communication qui leur interdise toute possibilité de communiquer autrement que par lui-même, pensant ainsi dévoyer le Conseil à son unique service. Je trouve le procédé habile mais grossier. Et aller s’imaginer, qu’ils pourraient accepter (Certains Sages) d’aliéner leur indépendance d’esprit à l’octroi d’un titre ou d’un tablier serait une grave erreur. J’en connais certains depuis assez longtemps pour savoir que le silence qu’ils s’imposent parfois n’est en rien synonyme de consentement. Ne vous y trompez pas Monsieur le Président !

 

Alors je n’ai retenu que ce N° 1326 de l’ordonnance, car il est hautement symbolique et porteur d’histoire, tout autant que d’espoir. En effet, 1326 dans notre histoire de France est la date du Traité de Corbeil, renouvellement de l’Auld Alliance signée entre le royaume de France et l’Ecosse. Mais ce fut aussi l’année de perception du « subside caritatif » imposé par le pape Jean XXII, « dans le seul but de combattre les rebelles d’Italie » (Ref. P. GASNAULT). J’ai pour habitude d’appeler cela le clin d’œil de l’histoire. 

 

Ne pensez pas division Monsieur STIFANI, car je me permettrais de vous rappeler le discours d’Edinburgh qui résonne encore aujourd’hui chez les plus anciens d’entre nous, avec une toute autre connotation : «Dans chacun des combats où, pendant cinq siècles, le destin de la France fut en jeu, il y eut toujours des hommes d'Écosse pour combattre côte à côte avec les hommes de France » Charles de Gaulle (1942).

 

Et si le Souverain Grand Commandeur ne vous oppose publiquement que le silence que lui impose sa « Charge », ne vous méprenez pas non plus sur la façon de l’interpréter !  Mais sachez que de toute façon, nous ne partirons pas, quelque soit notre Rite.

 

Avec mon Affection toute Fraternelle à tous,

 

SEMPER-FI.

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René Hervet 27/10/2010 22:55


Mes FF, arrêtons de se faire trimballer par monsieur…. (J’ai déjà oublié son nom).
Laissons maintenant justice se faire.
Nous allons nous extirper de sa fange !
Si nous parlions de Fraternité sur tous nos blogs myosotis les profanes (entre autre) nous liraient avec d’autres yeux.
Chiche qui commence ?


GMX 27/10/2010 08:43


Nouvelle gouvernance, blog du compagnon écossais & autres propositions d'anciens & de plus jeunes FF montrent bien les points communs qui nous rallient & nous opposent au système
actuel. Cette catharsis est une saine réaction à la tragédie à laquelle nous assistons.
Les "épures" proposées ne sont que des essais qui ont le mérite de nous mettre à l'œuvre dès aujourd'hui afin de commencer à peaufiner une version plus complète qui réunirait l'approbation du plus
grand nombre.
L'expression des critiques est encore plus pertinente quand elle est accompagnée de suggestions percutantes.
En butinant les blogs et en faisant la synthèse, on arrive déjà à quelque chose de palpable...


César du bar de la marine 27/10/2010 13:23



OUI des axes très forts se dessinent.