Lettre du Grand Maître

Publié le par César du bar de la marine

Nous reproduisons ici, la lettre du Grand Maître, que vient de diffuser notre FF Anaxagore, qui vous inétéressera , j'en suis certain:

Je suis fier d’être franc-maçon.

  

L’extraordinaire séisme économique, moral, culturel, religieux, que notre monde subit, la déchirure de nos valeurs fondamentales, le désarroi dans lequel sont plongées les démocraties ; tout cela nous place en face de réalités nouvelles, inconnues.

 

Celui, qui dirige une Institution, doit prendre la mesure de ces réalités car les pratiques habituelles deviennent vite obsolètes, inopérantes, voire dangereuses.

 

Dans cette conjoncture, les Frères ne trouvent pas tous aujourd’hui, dans le Temple, l’épanouissement qu’ils espéraient y rencontrer.

 

Ce constat ne signe pas un échec de notre Maçonnerie, mais celle de son décalage par rapport aux réalités nouvelles.

 

Un décalage qui nous oblige à envisager sans atermoiements, de profonds réajustements indispensables.

 

C’est lorsque nous atteignons l’intolérable que l’impérieuse nécessité d’une révision radicale se fait cruellement sentir.

 

L’application aveugle de certaines règles peut provoquer chez des « Frères » - au demeurant exemplaires – un sentiment d’injustice et d’iniquité.

 

Que signifie la Fraternité, si on radie des Frères septuagénaires, solitaires, malades, dont les ressources ne permettent plus de payer leurs cotisations, sans même prendre la peine de s’interroger sur les motifs de l’éloignement prolongé de ces Frères, éloignement qui précède souvent la radiation ou la démission ?

 

Doit-on se couper de leurs connaissances, de leur sagesse, de leur affection et oublier qu’ils ont contribué pendant de nombreuses années par le paiement de leur capitation au développement de notre Obédience quand leurs activités le leur permettaient ?

 

Que signifie la solidarité, si on s’empresse de suspendre ou radier tout Frère en proie à des difficultés judiciaires, lorsqu’on sait que la mise en examen ne fait pas tomber la présomption d’innocence et qu’au terme de longues années d’instruction et d’attente, plus de 70 % des mises en examen s’achèvent par un non-lieu, un acquittement ou des peines dérisoires.

 

En l’éloignant de notre Obédience, nous contribuons à jeter sur lui et sa famille l’opprobre et nous leur donnons la mesure de l’injustice et de l’abandon !

 

Nous devons adopter une attitude différenciée et distinguer le cas du Frère mis en cause pour des faits graves ou infamants de celui du Frère qui, sans permis de construire, bâtit dans son jardinet, une chambre adaptée aux besoins de sa gamine handicapée ?

 

Le premier altère la notoriété de l’Obédience et par un effet de halo, porte atteinte à l’honorabilité de tous ses Frères, le second peut nous faire grief de ne même pas respecter nos serments : « Je promets d’aider mes Frères ».

 

Nos règles ne doivent pas être absorbées par la Règlementation civile, l’Ethique des Maçons n’a pas vocation à se fondre dans la Loi, les domaines respectifs de l’Ethique Maçonnique et de la Loi ne se confondent pas, même s’il leur arrive de se superposer.

 

Nos préoccupations sont de nature différente et ne souffrent pas toujours d’être télescopées par des règles dont l’ambition est de punir les actions condamnables.

 

.  .  .  .  .

  

Nous serions bien mieux inspirés de veiller à la stricte observance par tous nos Frères de nos règles morales et réglementaires pour éviter de nous signaler au Public, en suspendant un Frère ou en ne le suspendant pas pour tel ou tel fait divers qui alimentera de toutes façons, sous le titre « un Frère de la G.L.N.F. », la chronique judiciaire.

 

Il faut conspuer et stigmatiser les comportements déviants à l’intérieur des Loges et donc dans l’Obédience, dès qu’ils nous sont signalés et qu’ils sont suffisamment révélateurs de manquements à l’Ethique et aux préceptes des bâtisseurs qui exigeaient, outre l’honnêteté, la loyauté, la dignité, la vérité, la rectitude et la moralité !

  

Les manquements à prendre en compte peuvent résulter des rapports sociaux ou professionnels, mais ils peuvent aussi être constatés à l’occasion d’entorses aux règles de dévolution des responsabilités dans les Provinces et dans les Loges.

  

Je fais référence au « Vénéralat ».

 

 Désormais, les règles doivent strictement être respectées : Un Vénérable est un chef de l’Ordre, et en tant que tel, son élection ne peut souffrir ni pression, ni irrégularité !


De même, on ne passera plus de Frère par la Chaire de Vénérable par copinage, ce même Frère se trouvant quelques semaines après Très Vénérable puis Respectable Frère sans avoir une seule fois dirigé une Loge !

 


Je sévirai contre quiconque se permettrait une telle violation

de nos Règles fondamentales.

 

Je le répète, le Vénérable Maître

est un chef de l’Ordre et ne peut être installé

qu’après avoir été « élu » par ses Frères,

Et donc l’avoir mérité !


   

Vous aurez compris qu’un immense chantier nous attend !

 

J’ambitionne de remettre de l’Ordre dans la maison et pour ça, il est indispensable que chacun d’entre nous adopte la même résolution.

 

J’ai déjà déclaré que le temps m’avait été donné d’observer et analyser les problèmes et leurs causes et je suis arrivé à la conclusion que, tout en faisant du mieux que l’on peut, il faut en permanence se remettre en cause, « rectifier ».

 

A l’évidence, vous-mêmes et les Frères de l’Obédience, êtes mieux placés pour procéder à l’inventaire des grandeurs et des misères, des carences et des besoins, de notre Obédience et de nos Frères.

 

Et pour de nombreuses raisons, vous êtes irremplaçables pour de telles évaluations.

 

Chacun d’entre nous doit se sentir concerné par la vie de notre Obédience et tout ce qui peut l’influencer.

 

C’est des suggestions des Frères bien attentionnés, que pourront naître des solutions d’avenir !

 

J’ambitionne durant mon mandat de restaurer les valeurs de la FRATERNITE, élever la confiance et élever notre spiritualité jusqu’à ce qu’il devienne impossible de mêler l’Obédience, en faisant état de sa « solidarité » ou de ses « secrets » aux difficultés de certains de ses membres ou aux déviances de ceux qui auraient réussi à tromper notre vigilance pour nous infiltrer !

 

Pour cela, j’ai pensé qu’il fallait s’attaquer très rapidement aux contraintes administratives, pour se donner le temps de privilégier les buts essentiels de notre Association.

 

Sur le plan Administratif :

 

Nous avons entrepris les réformes logistiques, nous allons rationaliser les moyens humains, peut-être investir dans des locaux supplémentaires, bref, mettre nos moyens humains et matériels en adéquation avec les contraintes, liées aux dimensions de notre structure, qui ne cessent d’augmenter, sans qu’on puisse réellement accepter jusqu’à quand cela va continuer.

 

Toujours est-il que nous sommes à l’étroit au siège, et qu’à terme, il faut investir et donc dépenser, chercher les ressources, et bien les employer !

 

Dans cet esprit, j’afficherai un souci d’économie, tant au niveau du siège que dans les Provinces, et les Loges.

 

Je veillerai à ce que les fonds provenant des capitations soient employés avec justesse, mesure et opportunité !

 

Je solliciterai une limitation des dépenses de « représentation » dans les Provinces, en priant chaque Grand Maître Provincial de se soucier d’acquérir ou de construire des Temples et donner ainsi aux Régions, dont ils gèrent les intérêts, un patrimoine à partir duquel et presque automatiquement leur Province va se développer, s’épanouir, se construire un avenir.

 

Sur un autre registre, mais qui reste pour moi au stade de nécessités « temporelles », j’ai jugé utile de mettre en place une structure de Communication, elle fonctionne déjà et nous devrions apprécier sous peu les premiers résultats ; jusque là je reste circonspect bien que je sois conscient qu’on ne puisse plus s’offrir le luxe d’ignorer la presse, les médias, et les attentes de la Société Civile quand pour une raison ou une autre, elle se montre intriguée par les secrets de la Franc-Maçonnerie et ses pouvoirs présumés !

 

Hier, la Communication était un luxe. Aujourd’hui, elle s’impose à nous comme une nécessité. Elle est gage de confiance, de transparence, mais doit rester limitée à ce que le Public peut comprendre, et ne jamais toucher aux mystères et secrets de nos rituels, de nos symboles, qui relèvent de notre « intimité » !  

 

Je souhaiterais que tous les Frères se sentent concernés par le problème de la communication et qu’ils nous fassent part de leurs réflexions et des moyens dont ils pourraient disposer pour aider l’Ordre dans ce souci nouveau de transparence.

 

Chaque Frère pourra nous faire connaître directement ses suggestions et ses critiques aux Responsables de cette COMMUNICATION, et dans la mesure du possible, elles seront prises en considération.

 

Evitons néanmoins de sombrer dans les litanies stériles !

 

Notre support « G.L.N.F. Actualités », son supplément « Brèves », et nos sites Internet seront améliorés pour tenir compte de vos suggestions, des possibilités matérielles et de l’implication de Frères journalistes professionnels.

 

L’annuaire de la G.L.N.F. verra sa périodicité, et son contenu réexaminé.

 

Notre Obédience, par nature discrète, n’a jamais jusqu’à ce jour éprouvé le besoin de faire de la « réclame » pour susciter les vocations.

 

Les difficultés, que nous avons connues, largement amplifiées et relayées par la presse et les médias, peuvent avoir altérer notre Respectabilité !

 

Aussi et bien que je reste intimement persuadé qu’il vaut mieux se taire quand on a rien à dire, j’en arrive à affirmer qu’il nous faut maintenant nous habituer à dire que l’on a rien à cacher !

 

J’ai donc cherché des Frères avertis d’assumer cette responsabilité, en espérant qu’ils ne soient pas trop mis à contribution par les « affaires » ou les « déviances » des Francs-Maçons.

 

L’idéal serait qu’ils s’emploient davantage à l’information des profanes et du Public qu’à justifier, que tel ou tel Frère impliqué dans telle ou telle affaire, a bien été suspendu ou a été radié !

 

Je voudrais être sûr que nous ayons retenu la leçon des campagnes désobligeantes qui nous ont affectés. Le plus grand enseignement qu’il faut en tirer, c’est que nous avons été vilipendés à chaque fois, que nous nous sommes écartés des fondements essentiels de la Franc-Maçonnerie et c’est sur cela que je voudrais insister.

 

 

Et crier Haut et Fort :

C’EST NOTRE ETHIQUE, QU’IL FAUT REAFFIRMER

  

Une commission sera mise en place en vue de s’interroger sur son importance dans le devenir de la Franc-Maçonnerie, et sur la nécessité d’en redéfinir le périmètre et le contenu pour l’avenir !

 

La définition de notre ETHIQUE est étroitement liée à la finalité qu’on veut assigner à la Franc-Maçonnerie Régulière, qui est et reste une Fraternité Initiatique fondée sur la foi en DIEU, Grand Architecte de l’Univers.

 

Elle vise le perfectionnement moral et l’optimisation éthique et spirituelle de l’Homme.

 

Tous ceux qui aspirent à intégrer l’Ordre doivent faire preuve d’une disposition générale à faire le bien et être animés du désir sincère de « travailler » sur eux-mêmes, afin de se rendre utiles dans l’œuvre de construction du Temple idéal de l’Humanité.

 

LA FRANC-MACONNERIE offre l’espoir à ses membres d’atteindre un degré supérieur de perfection morale et spirituelle au moyen de l’INITIATION SYMBOLIQUE.

 

Cette dernière repose sur le RITUEL et les SYMBOLES, qui sont l’un comme l’autre des moyens d’accès à la connaissance, révélés à l’Initié qui s’investit à l’occasion des travaux des loges.

 

L’Initiation transforme l’homme, le renvoie à son intimité personnelle, à la conscience de soi ; et le symbolisme du Temple et de la construction l’éclaire sur la notion de travail à accomplir dans sa double dimension.

 

Pour la rendre plus efficiente, on délimite, le chantier dans l’espace et dans le temps, c’est ce que signifie le rituel d’ouverture des travaux d’une Loge.

  

Au moyen du rite, on sort du temps profane et on délimite un espace sacré pour faire naître l’image d’un autre univers parfaitement ordonné ou chacun d’entre nous cherche à se connaître, se qualifier, s’ordonner pour poursuivre sa quête du sens vrai de la vie, en tentant de s’extraire du monde sensible (de l’apparent) pour accéder à l’intelligible (l’éternel, le permanent).

 

Cet aspect de la MACONNERIE est essentiel, le temps profane est effacé, les préoccupations matérielles oubliées, le chantier vit en esprit et l’espace s’ordonne, s’unifie.  

 

Pour rendre efficient ce concept d’espace-temps « sacré », le rituel doit être parfaitement observé et exécuté !

 

L’article 5 de la Règle en douze points en « impose à tous les membres une pratique exacte et scrupuleuse ».

 

Cette REGLE élaborée à partir des anciens devoirs et règlements des bâtisseurs de cathédrales s’articule autour de l’absolu respect des traditions spécifiques de l’Ordre, et s’exprime en termes « d’obligations » de régularité, de conformité, de solennité !

 

Elle rappelle constamment aux Frères qu’il leur faut se comporter avec droiture, avec loyauté, avec bonté, mesure et dignité ; pratiquer le partage et la solidarité, s’ils veulent espérer atteindre un jour le beau, le bon, le vrai.

 

Ces trois concepts qui sont des réalités, imprègnent tout, se retrouvent en tout et transcendent tout.

 

Ils ne peuvent exister que dans l’ordre et la rigueur de l’espace sacré, créé et délimité.

 

En résumé, pour rendre tout son sens à notre Institution et à sa finalité, il nous faut veiller au respect de nos règles, à la motivation des candidats à l’admission dans l’ordre et à la qualité de nos travaux.

 

Le respect de nos règles suppose que chacun d’entre nous les connaisse ! J’entends que tous les Grands Maîtres Provinciaux veillent à ce que tous les Vénérables instruisent les Frères et les obligent à les étudier.

 

Elles sont essentielles, et résultent des statuts et Règlement Généraux, de la Règle en douze points, ainsi que les Us et Coutumes de l’Ordre.

 

Nos règles se ne se confondent pas avec celles édictées par la Société, elles sont plus rigoureuses, elles excluent le mensonge, la duplicité, la fourberie.

 

Les critiques qui nous sont adressées parce que nous nous étions embrigadés en Politique, les attaques dont nous avons fait l’objet, parce que nous entretenons des relations d’affaires, ne nous ont pas toujours paru fondées et même si on voulait en accepter le principe, elles étaient à tout le moins exagérées.

 

Mais, elles sont le signe d’un dévoiement de nos fins, d’un infléchissement de nos valeurs, d’une perte de motivation.

 

Pour remédier à cela, il nous faut réaffirmer notre Ethique, entendue au sens large, c'est-à-dire comme étant l’ensemble de nos règles de conduite.

 

Elles ne sont pas à redéfinir puisqu’elles relèvent d’une morale sublime ; elles sont à réaffirmer !

 

A l’intérieur de l’Obédience

Et à l’extérieur de celle-ci !

 

Nos règles ne doivent pas de confondre avec les règles civiles, ni s’opposer à elles !

Elles se situent en amont de ces dernières et procèdent d’une disposition générale à faire le bien !

 

Les règles civiles stigmatisent un comportement minimum, elles ont pour objet de sanctionner ceux qui font le mal.

  

LE FRANC-MACON doit observer cette maxime sublime : 

  

Ne pas faire à autrui ce que l’on

n’aimerait pas qu’il nous fît.

   

Je voudrais qu’au-delà on s’attache à faire à autrui ce qu’on aimerait qu’il nous fît sans pour autant « donner pour recevoir ».

 

J’aimerais mes Frères, que les FRANC-MACONS de notre Obédience deviennent exemplaires, qu’ils inspirent à ceux qui les côtoient l’envie de les prendre pour modèles, non pas parce qu’ils sont brillants ou admirables dans leurs manières, mais parce qu’ils sont charitables, fraternels, bons et honnêtes, loyaux et d’un abord humble.

 

J’aimerais aussi que l’on soit attentif à la qualité des profanes qui ambitionnent de nous rejoindre et d’appartenir à notre Ordre.

 

La motivation des personnes qui frappent à la porte doit être sérieusement éprouvée et il est de notre devoir de nous enquérir de la nature de la quête du Candidat à l’admission.

 

Il faut insister auprès de lui avec solennité sur l’importance de la démarche, s’assurer de sa sincérité, de ses bonnes dispositions et de sa perméabilité à l’initiation.

Veillez à ne guider vers le Chantier que des gens convenables, probes, honnêtes et respectés, animés d’un désir réel de s’élever en esprit et en fraternité.

 

Insistez auprès des parrains, faîtes appel à leur responsabilité, soulignez l’importance de leur propre démarche vis-à-vis de l’atelier !

 

Une fois admis à l’Initiation, LE FRANC-MACON nouvellement assermenté, doit être conscient de l’étendue de ses obligations vis-à-vis de la Loge et de l’Ordre tout entier, pour cela, il faut que la cérémonie soit empreinte de Solennité, de Rigueur et de Gravité !  

 

Plus généralement, il faut veiller à la tenue des Frères en Loges, à la conduite des Officiers.

 

Les Vénérables doivent être exemplaires et ne jamais oublier qu’ils sont le trait d’union entre les Frères sur les Colonnes et les Grands Officiers qui dirigent la G.L.N.F.

 

C’est des Vénérables que dépend l’harmonie des Loges et leur régularité sur le Plan Administratif et Financier.

 

Ils doivent faire preuve et si possible, concilier rigueur et compréhension, amour et sévérité, savoir dire non et malgré cela être aimés et respectés ! 

 

Ils sauront se montrer inflexibles envers les Frères qui auront un comportement indélicat, malfaisant ou discourtois ! Ils s’armeront de force et de courage, pour les interpeller avec fermeté, les admonester ! Et si la gravit des faits l’exige, les inviter à quitter la Loge et l’Obédience, après les avoir mis en condition de s’expliquer, de répondre de leurs actes ou de leurs paroles.

 

Il faut leur faire prendre conscience de leurs erreurs, mais leur pardonner.

 

Il faut stigmatiser les fautes en fonction de leur gravité, et sur le constat d’un manque de probité ou d’honnêteté, les inviter à s’en aller.

 

La Loge en Chambre du Milieu doit connaître de tous les manquements que révélerait le comportement des Frères, même s’ils paraissent minimes, parce qu’ils peuvent dégénérer à terme et causer préjudice à l’Ordre tout entier.

 La Rigueur, l’Ordre, la Solennité sont gages de Sagesse, de Force et de Beauté qui, elles-mêmes, constituent les fondements de toute construction sacrée !

 

Telles sont les bases qu’il nous faut restaurer, si on veut retrouver notre prestige et notre attractivité, notre honneur et notre respectabilité.

 

Nous devons exalter nos valeurs, aider les hommes à se construire, pour construire un futur meilleur.

 

Nous sommes plus que jamais des constructeurs de cathédrales, et nous devons plus que jamais entreprendre l’édification d’un TEMPLE IDEAL POUR L’HUMANITE tout entière.

 

Je rappellerai ce que j’ai dit antérieurement : la cause première de nos disfonctionnements, de nos dérapages, est notre laxisme.

 

Il nous faut réaffirmer notre héritage moral, si on ne veut être systématiquement rappelé à l’ordre par l’application froide de la loi.

 

L’Ethique vous rappellera que, plus vite charge, fonction ou grade sont élevés, plus vos responsabilités sont lourdes, intransigeantes.

 

Les Grands Officiers, Grands Officiers Provinciaux et Officiers des Loges doivent avoir pour préoccupation, pendant toute la durée de leur mandat, de prouver que leur désignation est méritée et que leur titre n’est pas usurpé !

 

S’il advenait d’ailleurs qu’un de ces Officiers puisse ressentir un quelconque sentiment de puissance, il lui faudra l’extirper et méditer à cet extrait du Talmud.

 

« Qui cherche la grandeur, la grandeur le fuit,

qui fuit la grandeur, la grandeur le suit ».

 

Mon Ethique à moi commande de faire passer les intérêts de l’Ordre avant tout autre intérêt ou sentiment. Même l’amitié devra s’effacer devant l’intérêt supérieur de l’Ordre.

 

Mes Frères, pour que notre Obédience soi exemplaire, il faut que chaque Frère s’érige en exemple, comme je le fais moi-même, ainsi n’aura-t-il aucune raison de raser les murs à propos de son appartenance à notre Vénérable Institution et pourra afficher fièrement et la tête haute               

 

« Je suis fier d’être Franc-Maçon ».

 

 

Que Dieu nous garde ! 

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Si, si, le Grand Maître a bien écrit tout cela. A ce détail près que ce Grand Maître s'appelait Jean-Charles Foellner, et que cette lettre remonte à quelques années, probablement en période électorale, au moment de sa réélection à la Grand Maîtrise...

   

Ce qui démontre qu'on peut à la fois avoir prononcer de jolies paroles qui vont droit au coeur des maçons et ne pas les mettre en pratique, voire faire le contraire.

 

Ce qui démontre aussi, que la struture actuelle de la GLNF, permet de cacher la réalité  des actes derrière un discours démagogue, et de diriger l'obédience  de façon bien différente, sans que quiconque n'ait été en mesure , jusqu'à cette année, de réagir  au fossé immense entre les belles paroles et la réalité d'un pouvoir autocratique.

 

 

 


 

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charles 26/12/2010 22:57


Lettre ouverte d’un Frère de base à Mr François Stifani

Monsieur Stifani,
La trêve de Noel est propice à un moment de paix, la fin de l’année aux bonnes résolutions.
Profitons en pour nous poser un instant, Monsieur Stifani et réfléchissons ensemble.
Depuis maintenant plus d’un an vous avez déclenché une tempête qui secoue ce qui nous tient tous à cœur, à savoir cette GLNF que nous aimons.
Vous avez donné des coups, vous en avez reçu.

L’année qui vient sera décisive.
Tous les frères que je connais, absolument tous (en 20 ans de maçonnerie ils sont nombreux), sont déterminés à vaincre l’épreuve. Les moyens qu’ils ne vous donneront pas avant l’assemblée générale
les renforceront et vous manqueront d’autant que vous tarderez.
Des fronts, toujours plus nombreux, vont s’ouvrir tous les jours, jusqu’à ce que vous perdiez totalement pied.
Vous n’avez eu pour le moment qu’un aperçu de ce qui va arriver : la force de gravité accélère le phénomène de chute.

Vos ordonnances ne sont plus lues en loge depuis longtemps. Les Frères n’obéissent plus à vos ordres. Un peu partout et de plus en plus, la vie des loges continue sans vous.
De plus en plus de frères qui vous soutenaient parce que ça ne se fait pas de dire non au chef ne supportent plus ce que vous avez fait de la GLNF.
Vous n’êtes plus le chef que d’une petite cour repliée sur elle-même, une poignée d’hommes qui ne se rend plus compte de rien, ou le feint, qui s’en prend indistinctement aux hommes, aux rites, aux
chefs des rites, aux obédiences amies. Dans la même page de blog vos courtisans prônent la haine la plus totale et le mépris, puis le lendemain invoquent une paix qui arracherait une larme à un
crocodile. L’effet est saisissant et de plus en plus vu des quatre coins du monde.
J’imagine qu’il vous arrive de douter.
C’est normal et compréhensible. Le contraire serait même anormal.
- J’imagine qu’il vous arrive de douter de vos décisions.
- J’imagine qu’il vous arrive de douter de la nature de vos actions et de l’efficacité de vos actions.
- J’imagine que vous doutez du diagnostic qui vous est rapporté de la situation.
- J’imagine que vous savez repérer ceux qui, auprès de vous, croient attendre leur temps.
- J’imagine que vous vous demandez s’il y a un lien entre une situation qui ne s’améliore pas comme vous voulez et la loyauté de vos « lieutenants ».
- J’imagine que vous doutez de votre entourage proche. Professionnellement, vous n’êtes pas un débutant et vous savez que toute personne que vous défendez vaillamment n’hésitera pas à vous mordre
si cela devient son intérêt. Vous savez bien, au fond de vous, que vous serez attaqué méchamment par votre entourage quand vous lâcherez et vous ne savez pas comment ne pas prendre de mauvais
coups. La hargne que nous voyons à notre encontre, de certains de vos soutiens, se retournera contre vous et vous le savez. Ils invoqueront le fait de n’avoir pas su, car cela sera leur seule issue
(c’est d’ailleurs à cela que nous reconnaitrons nous aussi ces faux-frères). Et ils vous chargeront de tous les maux.
Vous doutez cela se perçoit dans les itérations successives de vos actions.
La conséquence de votre gestion égocentrique c’est que ce n’est pas vous qui pourrez remettre la situation en ordre :
• Vous ne pourrez pas continuer d’utiliser la force : elle n’a aucune valeur au regard de la fraternité. Votre force ne maitrise rien, pas plus que de tenter de saisir une poignée de sable sec qui
fuie entre vos doigts.
• Vous ne pourrez pas forcer les frères à vous aimer. On ne peut pas forcer l’amour. Cet aspect là sera probablement votre échec le plus difficile à surmonter et pour cela précisément je vous
plains sincèrement.
• Quand bien même vous vous remettriez complètement et sincèrement en question, la majorité des frères se demandera ce que cache votre revirement et vous ne serez pas cru.
Vous avez eu du temps pour vous remettre en question. Maintenant, il est temps.
Le mieux est de faire le plus rapidement possible ce qu’un Juge vous a demandé et ce que le Juge suivant vous demandera avec encore plus d’insistance.
Vous connaissez déjà l’issue du vote que vous serez contraint d’organiser. Vous imaginez-vous, quittant l’estrade, après avoir annoncé que vous quittez cette fonction à laquelle vous vous êtes tant
accroché ? Je vois d’ici l’ambiance pour l’avoir avoir déjà avoir vue le 25 Mars 2010.
La décision de partir, vous devez la prendre vous-même AVANT ce scénario forcément humiliant, elle nécessite un vrai courage d’homme.
- Elle implique que vous retrouverez absolument seul.
- Elle implique que vous devrez répondre de fait qui ne sont pas tous de votre invention.
(Pendant que vous vous démenez, les plus exposés après vous préparent, soyez en certain, tous les dossiers qui leur seront nécessaires contre vous…Votre plus grand combat sera alors devant vous
contre ceux que vous protégez.)
- Elle implique que vous-vous confronterez à vous-même. J’espère simplement que vous ne retournerez pas alors contre vous la violence que l’on voit poindre de temps en temps. Car finalement, ceux
que vous défendez méritent-ils vraiment que vous gâchiez votre vie pour eux ?
Cette décision, vous êtes capable de la prendre, vous en donnez en fait des signes par votre ténacité. Car vous êtes tenace, mais la ténacité n’est pas le courage.
Le courage, c’est affronter vos responsabilités, c’est assumer les conséquences de vos actes.
Vous êtes capable de courage : démontrez-le par un seul acte : s’il vous plait partez de vous-même avant qu’on vous y force. Retournez travailler sur votre pierre brute.

Je souhaite une bonne année à la GLNF qui va se reconstruire sur ses ruines.
Ceci sera le fruit de votre décision de partir ou de notre vote qui vous forcera à le faire.

Un frère


jean louis PUISSANT 25/12/2010 22:59


Moi aussi je me suit laisser prendre à ce beau morceau d'archi...Trés vite j'ai eu le sentiment de plagiat.
Au fait FS a été VM où et combien de temps;quant à JCF suivant le principe de PETER il stagne à ce qu'il faisait bien en 1988 Grand Directeur des Cérémonies.
Rendonns à CESAR ce qui est à tout les F.... J'imprime et j'encadre cette missive Le tocsin.


Sancho Panza 24/12/2010 21:39


Il y a sur le portail d'une grande cathédrale ( Rouen je crois sans aucune certitude ) ou l'on peut admirer "le renard qui prêche aux oies" Il faut un sacré talent et un sacré culot pour se livrer
a ce genre de sport et en la personne de JCF nous avions un orfèvre ! et nous étions des oies ! mais attention quand un troupeau d'oies se reveillent: ça gueule fort ! voir l'épisode du Capitole
qui n'a pas été pris par les ennemis! mais faudrait pas que ça gueule seulement
!!!


Indiana Jones 24/12/2010 13:31


En fin de compte , le pastaga à bulle est plutôt indigeste et vomitif, du même style de la profession de foi de JCF.
Pour retrouver des gants blanc, il aura intérêt à frotter dur, et se faire aider par ses 2 acolytes, FS et CC; moi je donnerai la cadence avec mon fouet
Quelle Galère !!

Joyeux Noël au Bar de la Marine
et laissez un veilleur sobre, au cas ou !
Fraternellement
Indiana Jones


César du bar de la marine 24/12/2010 18:38



1 veilleur sobre au bar de la marine, ce soir  cela va être difficile !



Jean-Paul Lemarié 24/12/2010 12:10


MMTTCCFF,

Cette lettre ne fait que renforcer ma conviction, qu'il est grand temps de mettre de l'ordre dans notre institution et de virer tous ces imposteurs...

Joyeux Noël à Tous

BF
Jean-Paul Lema :. n° 61137


César du bar de la marine 24/12/2010 18:36



Joyeux noel à toi mon Frère jean-paul, ainsi que pour tous les tiens