Nouvelle lettre, n°8, de Semper-Fi

Publié le par César du bar de la marine

Mes Bien Aimés Frères,

 

Quand je vois l’usage que l’homme peut faire des mots, bâtir comme détruire, aimer comme haïr, faire vivre comme mourir, faire rire comme pleurer, autant de verbes que ceux-là même, qui disaient s’aimer comme des Frères, en ont fait les maillons de la désunion, le liant de la haine et des larmes. Ainsi donc, notre Fraternité a la faiblesse de ses mots les plus forts. Une poignée de mains n’y suffira plus pour montrer à l’autre qu’il n’était pas là pour convaincre mais bien pour le partage avec pour symbole primal, le seul que nous ne puissions matérialiser : la Fraternité.

Les fondamentaux de nos convictions sont devenus les aspérités de notre désunion. Chacun revendique maintenant son appartenance, son savoir, ces mêmes certitudes que nous combattions chez le profane, et que nous savions ne pouvoir ériger comme colonnes en nos temples, autrement que comme celles de la discorde. 

Cette crise aura au moins eu le mérite de nous montrer tels que nous sommes : non pas humbles mais faibles, non pas glorieux mais médiocres. Et si nous n’y prenons garde, c’est notre âme que nous y laisserons. Mr STIFANI pense faire de ses échecs des victoires, du moins veut-il nous en convaincre. Mais à bien y regarder, cet échec collectif ne demeurera-t-il que le résultat de son échec individuel et personnel ?

Avez-vous remarqué comment se sont formés les camps tout autant que les clans ? Nous en sommes rendus à nous ranger en ordre de bataille, pour des idées, derrière d’autres hommes. Se pose alors la question fondamentale à mes yeux : Avons-nous besoin d’un porte étendard pour nous mener au combat ? Comment autant d’hommes, libres et de bonnes mœurs, prônant l’amour fraternel de surcroit peuvent-ils se combattre, au point que si les mots avaient été des armes, les morts se compteraient déjà par centaines, voire plus ? C’est là le seul résultat dont nous puissions nous enorgueillir.  

Il y a les Pro et les anti- « CHARBONNIAUD, FOELLNER, STIFANI, SEILER, MURAT… », j’en passe et des meilleurs ! Vous remarquerez d’ailleurs que nous sommes montés d’un cran dans la teneur de notre conflit… Des trois premiers degrés, qui sont le fondement même de la vie maçonnique, les Ateliers supérieurs se sont maintenant impliqués, pour le rite Français, comme pour le Rite Ecossais Ancien et Accepté. Quant aux autres qui se taisent aujourd’hui, je ne crois pas qu’ils le fassent par sagesse, car même par sagesse, si l’on ne souhaite pas prendre part à un conflit, on le dit. La Neutralité peut exister, mais elle peut et doit aussi s’écrire. Et les quelques lignes qui vont suivre ne plairont pas à tous.

Mais, je ne crains pas la censure, car chez tout homme épris de liberté, tout dictateur de la pensée unique, même s’il lui interdit l’usage du verbe ne peut lier le Maçon au silence et à l’obscurité. C’est là toute la force de ce dernier. Toute idée émise est déjà partagée. Les plus grands monuments seront toujours soumis à l’usure du temps. Il en va de même pour les idées et les hommes. Car au-delà de l’œuvre, non pas dans son résultat le plus abouti, mais dans la connaissance des règles qui ont prévalu à son édification, ce qui importe le plus, c’est que l’homme puisse continuer à construire.

A vous tous mes Bien Aimés Frères, chacun de vous est le garant de la connaissance et de la transmission. Les anciens qui vous entourent, ne sont là que pour partager, continuer d’apprendre et transmettre. Ne confondez pas les rôles de chacun. En quelques règles simples de structuration et de gestion, nous pourrions retrouver l’Unité ; déjà au sein de nos Loges. Dans quelle Obédience ? Il sera toujours temps de voir le moment venu, mais certainement pas en dehors de la GLNF !

Ainsi, que ceux qui se veulent les porte-paroles de la Sagesse et qui n’ont su aboutir qu’à la division, je leur demande de bien vouloir démissionner. Que ceux qui ont participé depuis des années à ce simulacre de cooptation en vue de la mise en place de dirigeants qui nous ont conduits là où nous sommes, je leur demande de démissionner. Que ceux qui ont accepté de marchander modifications de rites et rituels, en échange de contreparties  inavouables, je leur demande de démissionner. Que ceux qui ont oublié dans toutes leurs décisions maçonniques de ne promouvoir l’homme autrement que pour ses qualités de Maçon, je leur demande de démissionner. Que ceux qui n’ont jamais su se départir des scories du monde profane, au point de ne pas comprendre que l’éthique du maçon ne se discute pas. Elle ne se marchande pas. Elle ne se monnaye pas. A tous les sauveurs de la dernière heure, une fois que vous aurez terminé de nettoyer ce capharnaüm que nous vous devons, ce qui entre parenthèses est la moindre des choses, je vous demande de démissionner. Vos devoirs ne sont plus que des craintes… Non Mr. STIFANI, il n’y aura pas de nouvelle Saint Barthélémy !

Et si par le plus grand des hasards, nous devions avoir envers vous tous la tolérance et l’amour fraternel que vous nous avez refusés, parce que vous nous avez bafoués, individuellement plus que collectivement. Vous avez violé ce que nous avions de plus secret, mais aussi de plus cher à nos cœurs et nos esprits d’hommes libres et de bonnes mœurs, qui tient en un seul mot, un seul symbole qui nous permette de nous retrouver dans l’Unité de la Fraternité Humaine, au sein même de nos Loges, je veux dire l’Espoir.

 Si nous devions vous pardonner un jour, votre seule place serait non pas dans le temple, mais hors du Temple, le temps de vous remémorer ce que vous étiez venus faire en Maçonnerie, avant que nous ne nous décidions à vous recevoir ou non parmi nous, pour vous reconnaître de nouveau comme tels.

Quant au « tout jeune profane en tablier », Frère d’Acacia, qui se targue de connaître, reconnaitre ceux qui écrivent derrière des pseudos. Laisse mon Frère Laurent tranquille. Je ne le connais pas personnellement. Mais je ne te reconnais pas pour autant le droit de le salir par le verbe comme tu le fais. Et puisque tu sembles aimer rituels et symboles, je vais t’en dévoiler de nouveaux auxquels ton guide ne t’a pas encore formé.

« Vas dire à ton Maître que je viens. Dis lui que je suis la même chose que lui. Conseille-lui de partir, car même si je ne suis pas celui qui lui donnera son dernier baiser, un autre s’en chargera. Il le sait déjà ! ». Il comprendra enfin qu’on ne peut bafouer impunément tous les symboles, ni toutes les règles, y compris celles-là. Rappelles lui enfin que mes questions métalliques sont toujours d’actualité…

 

Speranza è Fraternità per tutti.

 

SEMPER-FI.

 

PS : Mon Cher Jean-Claude T. les anciens savent que tu es le vrai patron du RER, et nous ne nous attendions pas à te voir  cautionner « un faux problème » en acceptant cette mission que M. STIFANI t’a confiée. Démissionne ! Maintenant ! Ton successeur est déjà désigné, et bientôt nommé. Il ne te l’a pas encore dit ?

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imotus 02/11/2010 20:35


moi je suis un macon libre , mr paul bessy m'a formé ainsi libre de vous et votre autre frere MG m'a formé libre de la mafia.je grandi tres vite.JAKIN...BOAZ...l'ACACIA m'est connut et meme les
desseins de vos 33 qui ne sont que des bras armés d'un gropuscule international.
Je ne serais jamais esclave.mais cette liberté a un prix celui d'etre modeste et de vivre modestement pour le plus grand bonheur de mes enfants.aucun tenor n'abandonnera votre tresor
metalique.faites comme moi sachez partir de rien, pour une fois ca vous changera a tous et retailler vos pierres...


Bernard DUMIGRON 02/11/2010 16:33


Le seul problème avec SEMPER FI est qu'après l'avoir lu, l'on hésite à s'exprimer, tant ses rhétorique, logique et grammaire sont d'une rare qualité.
En tous cas voilà un Frère que nombres d'apprentis et compagnons devraient avoir la chance de rencontrer en réunion d'instruction.
Nul ne peut dire encore comment se terminera cette éprouvante mais ô combien enrichissante épreuve que le GADLU nous sert sans modération. En tous cas elle m'aura permis :
- de rencontrer de merveilleux Frères dont j'ignorais l'existence ;
- de découvrir que certaines âmes dont la mienne n'étaient pas aussi belles que je pouvais le penser ;
- que l'espérance nous permet toujours de surmonter nos doutes.
Merci SEMPER FI
Bernard DUMIGRON sans papiers 16397


César du bar de la marine 02/11/2010 22:06



MTCF Bernard


Dans la situation que nous vivons, il y a des cotés obscurs, et même très opaques, mais il y a aussi des cotés et des FF d'une grande lumière, que nous n'aurions jamais eu
l'occasion de voir sans cette crise.