QUELQUES RAPPELS ET MISES AU POINT.

Publié le par César du bar de la marine

Mes Frères,

 

Nous nous faisons le relai de cet article de notre Frère Anaxagore. Dans ce texte aux multiples facettes, quelques rappels et mises de points sur bien des i, vont, nous en sommes certain provoquer de nombreuses réactions.

 

Nous aurions probablement pu écrire, nous-mêmes au bar de la marine,  une bonne partie des paragraphaphes.

 

Aussi nous vous en souhaitons une bonne lecture et sommes en attente de vos commentaires.

Fraternellement

César.

 

"Je n’aurais jamais imaginé que la logique simpliste du supporter sportif trouve un jour sa place en franc-maçonnerie. Par logique simpliste, j’entends ces deux cris du cœur des meilleurs supporters : « On a gagné » et « Ils ont perdu ».

 

Pour rester encore un instant dans l’allégorie sportive, je m’émerveille toujours de constater que la qualité de supporter donne souvent à ceux qui s’en parent une compétence universelle, supérieure à celle des professionnels qu’en fonction des aléas, ils encenseront ou voueront aux gémonies…

 

On pourrait en maçonnerie dire que certains prennent leur intime conviction -qui reste parfaitement légitime- pour une certitude absolue ou la vérité universelle, à l’aune de laquelle ils rendront des jugements péremptoires et définitifs, condamnant telle ou telle action sur une rumeur, une mauvaise interprétation ou une mauvaise explication qu’un simple questionnement aurait réussi à dénouer.

 

Loin s’en faut, et l’on voit régulièrement apparaître des Docteurs en Droit, en Administration Judiciaire ou encore en Justice maçonnique, nouveaux experts, qui forts de leur expérience d’un article rapidement lu ou d’informations glanées au hasard de commentaires (ah ! la force de la chose écrite !) s’improvisent conseilleurs, donneurs de leçons ou stratèges d’un jour.

 

Ne vous méprenez pas, j’ai le plus grand respect pour l’immense majorité des commentateurs qui interviennent sur nos blogs, mais je rejette avec la dernière énergie le terrorisme intellectuel de ceux qui épuisent les modérateurs par leurs propos incessants –souvent dénués de la moindre fraternité- et qui se résument bien souvent à une opposition systématique et à un recours aux Frères Faucon et Yaka pour résoudre la crise.

 

Lorsque les premiers Myosotis sont apparus, une Charte a été rédigée. Parce qu’ils sont des hommes libres et des Maçons, ses rédacteurs ont répugné à la rendre contraignante.

 

Pourquoi l’auraient-ils d’ailleurs fait, dès lors qu’une unité de pensée les unissait tous ?

 

Au fil du temps, cette unité de pensée –que certains s’obstinent aujourd’hui à appeler pensée unique- a évolué et des sensibilités différentes se sont fait jour dans les différents Myosotis.

 

Quand le sentiment majoritaire était de refondre nos Statuts avant que de s’intéresser à l’homme qui les mettrait en œuvre, certains ont souhaité promouvoir la candidature de Jean MURAT et d’autres se sont orientés vers une logique fédérative.

 

Dire que ces choix alternatifs m’ont transporté serait un euphémisme, mais j’ai pour les auteurs de ces propositions suffisamment de respect pour les écouter, et le cas échéant faire part de mon désaccord.

 

Aussi longtemps que ces désaccords s’expriment sur des options stratégiques et ne remettent pas en cause les hommes, ils s’inscrivent dans le cadre de réflexions intellectuelles nécessaires à la réussite de notre mouvement.

 

Dès l’instant où la ligne blanche est franchie, que la contestation d’un projet majoritaire se déplace sur les hommes qui le portent, soit parce que l’on se répand en propos caricaturaux sur ces derniers ou que l’on répand à dessin des discours mensongers sur leurs actions, ceux-là même qui en font usage perdent toute crédibilité, et de la même façon que François Stifani se croit encore Grand-Maître, ils se croient toujours porteurs de l’esprit qui anime les Myosotis…

 

Que l’on me pardonne ce parallèle, mais j’en viens à penser que ces gens-là sont devenus les meilleurs agents –j’ose croire subjectifs- de la propagande de l’ex Grand-Maître. Quel intérêt par exemple à révéler la tenue d’une réunion « secrète », si ce n’est de faire accroire au peuple ébahi que l’on fait partie des premiers cercles ayant accès à  l’information (j’en suis, pas vous…), et par un curieux glissement de valeurs, de valider n’importe laquelle de ses propres prises de position.

 

Qui serait assez naïf pour croire que la Refondation de la GLNF ne sera que le fruit du travail d’une seule fraction de l’opposition ? Qui peut rejeter la nécessité de discuter avec l’ensemble des parties, pour autant qu’il ne faille pas se pincer le nez en s’asseyant à la table commune ?

 

FMR a livré un combat juridique que nul n’a contesté lors de ses premiers succès et qui devrait, selon toute probabilité, trouver une issue favorable le 24 juin avec l’arrêt de la Cour d’Appel de Paris.

 

Si certains remettent en cause aujourd’hui cette option judiciaire, il convient de leur rappeler que la rédaction des Statuts de 1997 puis de 2009 a créé ce monstre juridique où le Président, un jour Grand-Maître, le lendemain pas, possède tous les pouvoirs et est statutairement inamovible.

 

Eut-il existé une solution non judiciaire à la résolution de cette crise, elle aurait certainement été mise en œuvre, mais elle nous aurait dans le même temps coupé de l’indispensable droit de regard que nous entendons exercer sur les conditions de gestion de l’Association et de ses satellites.

 

Dans le même temps, les Myosotis se sont livrés à un combat d’un autre ordre. Sans moyens économiques ou financiers autres que les seules contributions de leurs modérateurs, ils se sont placés au plan des idées, et se sont systématiquement opposés aux dérives engendrées par François Stifani, quand ils ne les ont pas dénoncées.

 

Certains d’entre eux ont payé le prix de cette recherche de la vérité, puisqu’ils se retrouveront à 6 devant le Tribunal Correctionnel à l’initiative de Messieurs Stifani et Foellner en décembre prochain. (Si la question devait être posée, aucun d’entre eux n’a envisagé d’aller négocier son « pardon » auprès de ses accusateurs…).

 

Ils ont néanmoins créé les conditions pour que la citadelle s’affaiblisse un peu plus chaque jour et que le doute commence à s’instiller dans l’esprit des partisans de Monsieur Stifani.

 

Il aura toutefois fallu plus d’un an pour que ceux d’entre eux qui détenaient un quelconque pouvoir se lèvent à leur tour… Après un rejet de François Stifani le 25 mars et une Assemblée Générale du 16 octobre dont la justice dira ce qu’il faut en penser, et à laquelle ils ont largement contribué, soit par l’intimidation, soit par la propagande  à faire qu’elle se transformé en un –maigre- plébiscite pour François Stifani.

 

Demandons-nous un instant où seraient ces Nouveaux Croisés si les Myosotis ne leur avaient pas ouvert la voie en créant les conditions de leur rejet de la gouvernance de Pisan.

 

Demandons-nous aussi où ils seraient, s’ils n’avaient pas subi la pression des Frères de leur Province, à l’instar de celui-là déclarant « Je me lève parce que vous m’y contraignez et que  je n’ai plus le choix… » ?

 

Demandons-nous enfin pourquoi les Myosotis sont aujourd’hui présentés par les mêmes comme des extrémistes, que l’on agite comme un repoussoir pour mieux retrouver demain une légitimité discutable….

 

 

Et voilà qu’aujourd’hui certains d’entre eux se sentent investis de la mission de remettre sur les rails la GLNF ! Rassurez-vous, il ne s’agit pas de Refondation, mais d’un toilettage des statuts qui leur permettra de continuer à gouverner leurs provinces comme par leur passé, avec pour satisfaire les foules une vague procédure de révocation du Grand-Maître.

 

Ecoutez-les ces apparatchiks qui osent écrire sans la moindre honte aux Vénérables Maîtres de leur Province : « Aussi, persuadé de votre appui, afin de garantir la pérennité de notre province et pour éviter tous débordements, actes et paroles regrettables, je vous demande de suspendre immédiatement l’activité de votre loge et d’annuler votre ou vos prochaines tenues. »

 

Démis de leurs responsabilités par un Grand Maître démissionnaire, mais attachés à conserver leurs titres et tabliers, ils osent faire intervenir une administration provinciale dans le Sacré, tout en se répandant par ailleurs sur la nécessaire séparation de l’Ordre et de l’Obédience ! Bon sang ne saurait mentir et ne se défait pas en une journée des mauvaises habitudes acquises auprès de Monsieur Stifani.

 

Chassez le naturel ! et les finances reviennent au galop avec cette curieuse proposition de créer des Associations Provinciales sous couvert de la loi de 1901. Leur intérêt ? « Mettre à l’abri » les cotisations des Loges… pour autant qu’il en reste encore à percevoir, après les ponctions qu’ils ont eux-mêmes organisées en décembre sur instructions de Pisan !

 

Voilà donc leur ambition annoncée, à défaut de programme : confiez-nous votre trésor, et pour le reste, laissez-nous faire… Drôle de restructuration qui a quand même un air de déjà vu et de déjà entendu !

 

Et puisque l’on parle de finances, un domaine que, semble-t-il, ils maîtrisent parfaitement, ils seraient inspirés de prendre une position sur la prochaine Assemblée Générale de l’OAF à laquelle FMR et les Myosotis ont appelé à voter non.

 

Leur silence sur ce point est assourdissant, mais il est vrai qu’ils ne sont qu’au début de leur « coming-out » et qu’appeler à voter non à une Assemblée Générale doit leur causer un effort important, indépendamment du risque qu’ils se voient rappelés à leur position d’octobre.

 

Leur silence est tout aussi impressionnant sur le Livre Blanc, qui constitue à ce jour le seul projet d’ensemble de Refondation de la GLNF.

 

Il ne suffit pas en effet de glaner à droite à gauche quelques idées pour en faire une base solide de réflexion, de même qu’il ne s’agit pas de se livrer à une incantation aux anciens Statuts (qui n’ont de rassurant que leur ancienneté), et, sous couvert de la pureté originelle dissoudre toutes nos difficultés dans la Tradition avec un très grand T majuscule.

 

Et pourquoi ne pas retourner aux Statuts de 1913 ou aux Constitutions d’Anderson ? Désolé, mais avec du vieux on ne fait que du vieux.

 

Que n’aura-t-on dit sur ce Livre Blanc : expression d’une petite minorité, diktat imposé par quelques Myosotis, projet parmi tant d’autres ( !), quand la plus large consultation a été organisée, que ses prémisses ont été présentées aux Assises de Montreuil, et que, compte-tenu du nombre de réflexions qui ont été apportées, sa finalisation aura demandé un délai plus important.

 

Il est aussi largement critiqué sur son élaboration « non-démocratique » par ceux-là même qui tentent d’imposer une vision ultra-minoritaire de ce que souhaitent l’ensemble des Frères pour la GLNF de demain, et qui ont eu l’occasion de s’exprimer pendant sa rédaction. Dommage qu’ils ne l’aient pas fait, mais certains sont toujours plus à l’aise dans l’opposition que dans la construction.

 

Enfin, ce Livre Blanc qui ne constitue qu’un projet et ne fait que proposer des grandes orientations, est nécessairement amendable. Ceux qui tentent de le « vendre » comme les prochains Statuts de la GLNF sont des menteurs.

 

Quelques soient les évolutions des prochaines semaines François Stifani a perdu. Sa défaite est déjà ancienne, puisqu’elle remonte au 4 décembre. En laissant s’installer un début de contestation de sa personne, puis en employant toutes sortes de moyens pour la réprimer, il s’est inscrit dans le cercle vertueux du délitement des dictatures.

 

Il a réussi à faire une quasi-unanimité contre sa personne, ce qui, à la réflexion est particulièrement adroit : autoproclamé fusible de la GLNF, il est prêt à se « sacrifier » le 27 juin, non par humilité, mais pour que perdure un système duquel il ne manifeste aucune volonté de se retirer.

 

Certes, les Frères manifestent une lassitude bien compréhensible, certes, la volonté opiniâtre de Monsieur Stifani d’organiser le pourrissement de la situation n’a jamais été aussi forte, certes des divergences apparaissent ça et là, certes enfin des opportunismes variés montent chaque jour en puissance.

 

Pour autant, il faut dire et redire que François Stifani a perdu. Probablement au plan du droit, évidemment au plan de la Maçonnerie, française et internationale et naturellement au plan de la confiance, définitivement perdue aux yeux de tous.

 

Laisserons-nous s’installer ce paradoxe, et voir demain, pour ceux qui resteront, rendu les honneurs au perdant, quand nous ferons le constat amer de cette défaite à la Pyrrhus… 

 Anaxagore.

 

 

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marc Germain 15/06/2011 19:24


Je viens de lire quelques commentaires sur différents blogs et aussi à la lecture du texte d'Anaxagore , je me rends compte que la partie n'est pas gagné !

9 jours à attendre ce n'est rien , ce sera juste le 14 juillet , un jour "date historique" , mais si on se réfère à l'histoire , c'est bien après le 14 juillet que tous les ennuies ont
commencé.
Et c'est bien de cela dont j'ai peur , car chacun va jouer de sa partition , chacun va vouloir mettre son grain de sel , mais les salières seront d'origines différentes et le plat va surement
tourner et devenir immangeable !
j'ai perdu l'espoir il y a quelques semaines et je l'ai écris ici même , et je suis prêt à prendre les paris que nous ne serons plus rien dans quelques mois, une obédience vide de tout mais remplit
d'homme .........

un frère a écris , nous n'allons plus dans le mur , nous l'avons déjà percuté et il a malheureusement raison !
j'avais écris en son temps , ne perdez jamais de vue l'histoire , car les hommes sont des hommes et ne retiennent aucune leçon du passé !
Les robespierre , marat , danton, st just et cie commencent à fournir leurs armes , personne ne vas guillotiner personne , mais il y va y avoir une telle cacophonie que nous nous couperons la tête
tout seul , sans besoin de lames affutées !
je sais je suis pessimiste depuis quelques temps , mais comment ne pas l’être en lisant tout cela!
tout autre pensée serait faire fi d'une réalité !

Je ne sais si Martin Luther King était maçon , mais il s'est trouvé quelqu'un pour briser son rêve en l’assassinant , et bien nous ce n’est pas une personne qui va briser nos rêves , c'est une
charrette de FF qui pensent détenir la vérité !

allez bonne soirée quand même !

Marc from Bastia


César du bar de la marine 15/06/2011 23:46



Bonsoir Marc,


En ces temps de confusion et de frustration, l'optimisme est une question de volonté.


Pour ce qui de la décision de la cour d'Appel du 24 juin, il ne faut pas en attendre des miracles (si elle nous est favorable) etpermettre surtout à Me
legrand de ne plus attenddre le jugement pour agir enfin.



ynus 15/06/2011 09:36


Nous sommes le 15 juin 2011. Nous n’avons que 9 jours à attendre pour connaître la décision du Tribunal qui va tout changer parce qu’elle fera taire l’un ou l’autre camp. Il n’est plus temps de se
disputer, d’interpréter, de se présenter comme alternative, de demander pardon ou de bomber le torse. Il faut se méfier des derniers kilomètres qui mènent au terme d’un voyage car ce sont les plus
dangereux. Nous vivons la même chose, la date fatidique excite les passions, stimule les récepteurs d’adrénaline au point que des frères, d’accord sur un même but sont en train de s’invectiver, de
se mettre en doute, de s’annuler. Attention, car le gain de cette bataille appellera bien d’autres combats et dès lors chacun regardera ses cicatrices et se souviendra qui en est l’auteur.
Préférons à la baston l’introspection dans le silence et la prière de l’espérance pour que l’Esprit-Saint inspire les juges, puisqu’ils ont l’exorbitant pouvoir de nous rassembler ou de nous
diviser pour toujours, de nous faire renaître ou de nous faire mourir.
La seule chose à faire en attendant, c’est d’envoyer nos délégués de Loge, le 17 juin à Pisan, à l’A.G. de l‘O.A.F. pour voter trois fois non au quitus d’une direction qui a détourné les biens
caritatifs au profit de quelques faux frères, mais véritables et ignobles pilleurs de tronc.


César du bar de la marine 15/06/2011 10:38



L'OAF est bien la priorité, d'ailleurs nous venons de publier un rappel car  nous sommes  à J-2 et il n'est pas trop tard



Ben AourH 15/06/2011 09:00


Le pilier de sel

"Sa femme regarde derrière lui : elle devient un pilier de sel." (gen.19-26 trad. CHOURAQUI)
J'ai su que Jean MURAT venait à Toulouse et nous invitait à le rencontrer en présence de G:. R:. et de quelqu' autre "dignitaire" de cette Occitanie éclatée, aujourd'hui désenchantée.

"Ne fais pas aux autres le mal que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent"
ou
"Fais leur plutôt le bien que tu aurais voulu qu'ils te fissent"
ou
"Ne rends pas le mal pour le mal" ... quelques principes de sagesse proclamés jadis par d'anciens enchanteurs locaux, en or-y-peau bordé de large bleu, qui ne paraissent pas plus prêts à les
appliquer qu'ils ne l'ont prouvé naguère ...

Ne pourrait-on faire l'économie du retour annoncé de ces anciens blessés de l'ego, innocents, forcément innocents.

Ils ont du mal à sortir de la lecture binaire de leur histoire dans laquelle ils se sont enfermés, comme profanes au labyrinthe ...

En Frères, nous devons leur tendre la main comme à chacun pour qu'ils suivent enfin le fil le laine rouge.

En hommes sages, nous devons discerner leurs ailes de cire : qu'avant de nous suivre ils s'en débarrassent à jamais ... à JAMAIS !

Libres initiés, peu nous importe d'avoir raison : cherchons à entendre les raisons pour reconnaître l'harmonie de La Raison.

Et construire sans regarder derrière les ruines de Sedôm, ou nous deviendrions aussi piliers de sel, incapables d'avancer, sans nom donc sans destin, comme la femme de Lot.

Ben AourH