SE RAPPELER LE CHEMIN PARCOURU

Publié le par César du bar de la marine

Mes Frères,

Voici un texte, écrit par notre FF Anaxagore, que nous tous au bar de la marine nous ressentons fortement, c'est pourqoi César vous propose d'y réagir. Nous aimerions prendre connaissance de la façon dont chacun d'entre vous ressent cette situation actuelle de la GLNF,  pour le moins inédite:

 

 

"Jamais depuis sa création en 1913, la GLNF n’a eu à faire face à une crise aussi forte et aussi longue.

 

A la différence des crises précédentes, il ne s’agit pas, comme tente trop commodément de le faire accroire le guidespirituel et ses différents relais, d’une lutte de pouvoir essentiellement parisienne, mais bien d’une remise en cause au plan national des dérives qui ont entraîné l’institution dans une spirale où la force brute le dispute à l’aveuglement le plus profane.

 

Cette brutalité s’exprime depuis plus d’un an au travers des décisions arbitraires prises par François Stifani, qui peut s’appuyer sur des Statuts et des Constitutions dont on découvre depuis peu –à la différence de ceux qui le savaient dès 1997 et se sont tus- qu’ils lui confèrent les pouvoirs absolus et autocratiques courants dans n’importe quel régime dictatorial.

 

 

Les appels à l’honneur, à la dignité maçonnique sont restés vains et François Stifani n’a eu de cesse ces derniers mois que ce conforter ses positions, chassant jusqu’à ses partisans réputés les plus fidèles pour les remplacer par une garde encore plus rapprochée…mais combien réduite.

 

Lorsque les Loges ont été amenées à faire entendre légalement leurs voix, il a confisqué les résultats de votes qui le mettaient clairement au ban de la Maçonnerie et s’est organisé pour obtenir –au mépris des Statuts- dans le cadre d’une pseudo-consultation, le seul résultat qui répondait à ses attentes.

 

Le système autocratique qu’il dirige ne permet pas la moindre contestation, qualifiée sur l’heure de « comportement contraire à l’éthique maçonnique ». Cette impossibilité organisée de le remettre en cause à amené FMR à porter sur le terrain de la justice et du respect du droit – que tout Maçon s’est engagé à appliquer- les dérives et manipulations en tous genres.

 

Que ne réagit-il pas violemment à cette action légitime, regrettant avec une parfaite hypocrisie que le droit profane vienne s’immiscer dans les affaires maçonniques, en oubliant que c’est la justice elle-même qui s’est invitée la première -dans un dossier mal éclairci de captation d’héritage- avant qu’il ne se lance lui-même dans l’aventure plus qu’hasardeuse de l’action en concurrence déloyale et parasitisme contre FMR.

 

Les Tribunaux l’ont une première fois renvoyé sans ménagement, jugeant même, ultra petita qu’il n’avait pas le monopole des idées maçonniques et que la critique était libre (que n’ont-ils ajouté et de bonnes mœurs !)

 

Ils viennent de lui rappeler avec la même vigueur ce qu’est une Assemblée Générale, en réformant toutes les décisions prises le 16 octobre, jour de hold-up sur la GLNF, et en lui imposant par la mise à l’ordre du jour sa révocation, de tirer les conséquences de ses errements.


Dans un contexte d’opposition majeure au sein de l’Obédience, sanctionné par deux fois par les Tribunaux, rappelé à l’ordre par les Grandes Juridictions nationales et aujourd’hui étrangères, on pouvait s’attendre à ce qu’il s’accomplisse. Pour des raisons mal connues, et sur lesquelles chacun peut légitimement s’interroger, il a décidé de n’en rien faire et de contre-attaquer.

 

Il porte aujourd’hui la lourde responsabilité de perpétuer la division qu’il a créée par ses agissements au sein de l’Obédience. Il apparait évident qu’il ne met en œuvre que des procédés dilatoires, cherchant à décourager les Frères sincères, à les détourner de leur juste combat pour ramener la GLNF sur le chemin de la Tradition.

 

Il utilisera tous les moyens à sa disposition –il l’a déjà fait, que ce soit en attaquant les Frères d’un Rite ou d’une Région- pour semer la discorde et la division. Il utilisera bientôt contre eux-mêmes les arguments et scenarii de ceux, qui légitiment pressés de le voir disparaitre au plus profond de leur mémoire, s’engagent dans la voie de la refondation quand son départ, le premier des prérequis n'est pas obtenu.  

 

Nous sommes aujourd’hui dans une situation inédite et complexe. Tous les acteurs de ce véritable drame pour la Maçonnerie moderne ne sont pas encore exprimés, et les alternatives que beaucoup de Frères attendent tardent à être exposées.

 

Ils sont nombreux à s’être fixé cette fin d’année comme date ultime. Lassés pour les uns de ce conflit (qui en moins d’un an aura néanmoins  permis de mettre en lumière treize années de contournements feutrés ou de dérives brutales), peu désireux pour les autres de financer un système dans lequel ils ne placent plus la moindre confiance, soucieux également de retrouver le calme et la tranquillité de leur Loge, quitte à se fermer aux dérives qui ne manqueront pas de continuer avec cette gouvernance, désemparés enfin de constater que la victoire qu’on leur avait annoncée tarde à venir, ils voient, pour toutes ces raisons dans le 31 décembre la limite de ce qu’ils peuvent supporter.

 

Dans un contexte où la GLNF reste au cœur du conflit, elle n’est plus aujourd’hui et avec d’autres qu’un des acteurs de son propre destin. Si les solutions de sorties de crise existent – et il doit en exister-  il convient de dire, à cette heure qu’elles ne sont pas encore connues.

 

Il est particulièrement difficile d’écrire que l’espoir qui nous anime depuis bientôt un an doit continuer à nous habiter, sans vous proposer en contrepartie de solution immédiate et pérenne pour le redressement de l’Obédience dans l’Obédience.

 

Face à un système qui parait contourner tous les obstacles, il faut surtout se rappeler le chemin parcouru en moins d’un an. Pensions-nous au début de cette année nous retrouver aujourd’hui aussi nombreux et je le crois sincèrement, aussi proches du but ?

 

Partir demain serait concéder à François Stifani une victoire dont il est indigne.

 

Partir demain serait renoncer aux efforts du plus grand nombre et légitimer les sanctions iniques qui ont frappé nombre de nos Frères.

 

Partir demain reviendrait à lui délivrer le message suivant : « Maintenant, tout peut recommencer comme avant ! »

 

Rien ne nous oblige à partir, pas même les considérations matérielles. Les cotisations, pour peu qu’elles puissent être appelées prochainement (ce qui n’est plus le cas depuis le jugement du TGI) peuvent être réglées jusqu’au mois de juin.

 

Rien ne nous oblige à partir, si ce n’est de conforter le désir affiché du guidespirituel de se défaire d’une dizaine de milliers de Frères, qu’il juge, à l’aune de ses propres critères, indésirables à la GLNF.

 

 

Rien ne nous oblige à partir, parce que nous sommes chez nous !

 

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joaben 14/12/2010 11:06


jbpasqually,

Tu te places en position de "soumis". Une suspension, radiation n'a d'effet que si on l'applique.

Emise par un hors-la-loi, elle est de fait inexistante.
La derniere lettre du Stif est un coup de bluff désespéré pour tenter de reprendre la main. Elle n'a que l'importance que tu veux bien lui donner.
En fait, c'est fini ! Déjà ! Oui, il reste des poches de résistance des hors-la-loi. Mais ils ne tiendront plus tres longtemps.

- Le pouvoir maçonnique est dicté par les juridictions des rites. Notes les efforts pathétiques du "guide" pour (enter de se faire admettre dans leur groupe de reflexion, sans succès.

- Le pouvoir financier : oui le stif peut encore profiter de ce qui reste en caisse. mais il sait qu'il devra répondre de tout ce qu'il a pris pour ses frasques judiciaires.

- Le pouvoir administratif. Le TGI lui a enlevé en lui ORDONNANT de réunir une AG avec ordre du jour sa révocation !

Il faut sortir de la crainte, jbpasqually ! Pourquoi s'enfuir ? Surtout maintenant ! Regardes ! même ta juridiction RER ne le reconnaît plus !

Comment va se construire l'apres GLNF actuelle ? Vaste question mais pas encore tout à fait à l'ordre du jour. Plusieurs sont dans les starting-blocks.
A mon avis, une assemblée constituante provisoire, avec un leader provisoire, regroupant les principaux mouvements de resistance et les juridictions des rites, etablira des statuts(voir deja le
manifeste FMR).

Il faut exclure, au stade où nous en sommes toute participation de quelque officier actif et a fortiori la garde rapprochée du Stif. A moins qu'ils le déposent rapidement ?


CATON 13/12/2010 23:40


Personnellement je trouve quelques avantages à cette situation unique, voire comique, qui veut que l'obédience tient aujourd'hui plus du marché de Brive-La-Gaillarde que d'une confrérie soucieuse
de défendre les valeurs humanistes :

- Nous pouvons toujours nous réunir comme nous le souhaitons ;
- Nous n'avons rien à foutre des ordonnances qui partent directement à la broyeuse ;
- La majorité des caciques provinciaux, jadis féroces et infatués, n'ose plus montrer le bout de son nez dans nos loges ;
- Cela ne nous coûte plus une thune (important, ça!) ;
- Nous ne participons donc plus pour le moment aux remboursements des mensualités des emprunts ayant permis d'acquérir les magnifiques temples que nous occupons et le magnifique appartement
parisien qu'il occupe ;
- Nous pouvons toujours émettre tous les chèques que nous voulons avec les chéquiers gentiment mis à notre disposition ;
- La grande mollesse des patrons des trois grands Ordres qui préfèrent jouer les anachorètes les disqualifie pour venir en aide à qui que ce soit ;
- etc ...

Bref, si c'est pas la liberté !


jean peux plus 13/12/2010 23:00


Bjr mes ff
en lisant les commentaires je vois que vous estimez que nous pouvons continuer à travailler en loge.... et NON ! parce que la méfiance est installée et la présence systèmatique de GOP nous empèche
d'être sereins. Alors ni serenité ni confiance revient à aller en tenue a reculons...si j'ose dire. (c'est dangereux.....)
cependant il faut rester jusqu'au bout et ne pas envoyer d'argent mais ceux qui ne paieront pas seront montrés du doigt, les provinces félones ne se gènent pas de donner des instructions aux VM
pour faire payer les membres. Quant au SC il ne pourra rien faire sans les américains qui font la sourde oreille parce qu'ils ont déjà leurs propres emm.....
c'est la quadrature du cercle.
à voir de près l'idée de la LRAR
Merci au site paca qui est très dynamique et nous remonte le moral avec ceux de Neustrie, Ligérien et BBC.
tbf d'occitanie où le KGB est omni présent.


César du bar de la marine 14/12/2010 00:06



lES GRANDES LOGES AMERICAINES EVOLUENT AUSSI EN NOTRE FAVEUR;



Télo Martius 13/12/2010 22:28


Mes BBAAFF César,

Il est primordialement urgent d'avoir la révocation du "Grand Malin", ou tout au mieux sa démission s'il a un tant soit peu de dignité (mais j'en doute très fortement).

C'est l'objectif essentiel dans l'immédiat.

Rien ne presse pour le reste : chaque chose en son temps. Ce qui ne nous empêche pas d'y réfléchir ...

Surtout ne pas démissionner !!! Et ne rien verser au titre des capitations jusqu'à la dernière limite ...

Il a voulu nous piéger, Il s'est piégé tout seul comme un grand ... Maçonnons tranquillement dans nos RL tout en l'ignorant superbement lui et ses affidés !!!

Une attention soutenue doit être apportée aux manœuvres de noyautage, de contrôle, de main mise sur les RL, les VM et les Délégués : perdu pour perdu, il va avoir des réactions d'animal
mortellement blessé. Danger !!!

Une chose est sûre : quoi qu'il fasse, il devra rendre des comptes sur sa gestion. Et là, ce seront des oranges et des bananes d'Afrique que nous lui apporterons ...

3FraterBiz

Télo Martius


César du bar de la marine 14/12/2010 00:04



Il faudra BIEN qu'un jour on obtienne  réponse à toutes les questions posées par SEMPEER-FI



bailly yannick 13/12/2010 19:33


OUI CESAR A RAISON NE RIEN LACHE ET NE PAS DEMISIONNER.

Ici a TOURS nous travaillons nous initions en toute independance nous ne reconnaissons plus Stifani et sa clic la joie et la fraternité du travail nous reunis.

ils sont venus pour nous prendre nos chartres nos bijoux et nos decors mais nous avons resités.

ils ont suspendus notre GMP,des freres,des loges et même notre province et nous resistons toujours.

Ils sont prient nos tresors.

le moral est bon car la fraternité est grande les combats nous ont soudés et les despotes ne passerons pas mais nous avons besoin de vous de votre soutien.

ALORS NE DEMISSIONNEZ PAS SVP.

La fin est proche.

UN SUSPENDU MAIS TOUJOURS FRERES.

YANNICK BAILLY


César du bar de la marine 13/12/2010 19:41



Je sais,   le Val de Loire, une province martyr qui  a été le fer de lance de la résistance, et qui aujourd'hui est plus forte qu'avant